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Témoignages

Quelques témoignages reçus par courrier qui illustrent des situations des méthodes d’accompagnement différentes.
- la décision de quitter son travail pour réserver sa santé
- après accompagnement individuel par téléphone
- une intervention rapide et efficace en situation d’urgence
- un accompagnement en face à face ;
- une histoire d’accompagnement par correspondance ;
- un "coaching téléphonique" ;
- des tensions entre le secrétariat national et une organisation locale ;
- un conflit au sein du Conseil d’administration d’une association.


La décision de quitter son travail pour réserver sa santé

Il fût un temps qu’Emma P. ne se sentait pas bien. Elle se rendait tous les matins à son travail avec une boule dans le ventre.
Le soir arrivée à la maison, elle se sentait lessivée et fatiguée. Pourtant elle aimait son travail, L’environnement de travail n’était pas du tout désagréable. C’est Emma qui avait choisi elle-même l’emplacement de sa structure, voire la couleur de la peinture des murs.
Ce qu’elle faisait lui procurait une satisfaction inégalée. Elle aimait son équipe et s’entendait bien avec elle. Elle appréciait l’élue à qui elle rendait compte. Elles travaillaient comme un binôme équilibré. Sa présidente lui reconnaissait des qualités professionnelles et personnelles. Emma l’appréciait réciproquement et comme sa présidente disait dès fois en rigolant « elle faisait d’abord et réfléchissait après et Emma réfléchissait avant de faire ». Ainsi elles se complétaient. Au-delà de tout, Emma tenait à son public. Un public déshérité, démunie de formation, des gens avec des vies accidentées, des parcours professionnels barricadés.
Mais il y avait quelque chose qui l’empêchait de dormir la nuit. Emma passait des nuits blanches. Faisait des cauchemars. Dans ses rêves, elle se trouvait souvent au-dessus d’un abime immense comme le monde, suspendu dans l’air, assise sur une malle en bois, une male comme celle que les pirates utilisaient autrefois pour mettre leurs trésors volés. Emma clignait ses yeux et l’abime disparaissait pour laisser la place à un sol sablonneux qu’à chaque mouvement de pas se creusait pour redevenir un abime immense comme le monde.
Il y avait un tel stresse dans le fonctionnement du dispositif qu’elle gérait, imposé par l’Etat, par l’Europe, par les contrôleurs financiers, par les financeurs qui endommageaient la nature même du travail et la mission première de ce qu’elle faisait. Emma sentait un non-sens dans ce qu’on lui demandait de faire mais elle avait du mal à se séparer de ce dispositif.
Elle comprenait plus ce qui lui arrivait. C’est pourquoi elle, suivant le conseil d’une amie a fait appel au service d’IECCC.
IECCC lui a proposé des séances téléphoniques, ou par Skype, Emma a refusé, parce qu’elle avait besoin de parler avec quelqu’un les yeux dans les yeux, quelqu’un présent physiquement. Et Hervé OTT s’est rendu disponible.
Au terme des séances de travail, grâce à un savoir-faire de Hervé et ses conseils, quand Emma a pris conscience « qu’elle se faisait de la violence en continuant à faire ce travail », elle a pris la décision de quitter son poste prenant, son équipe sympathique, son élue passionnée et passionnante, son salaire confortable, son CDI, et son public.

Pourquoi aujourd’hui j’ai pris ma plume pour écrire ?
Parce que la prise de cette décision a été possible grâce à cet accompagnement. Une décision que je n’ai jamais regrettée. Parce que je vis actuellement en harmonie avec moi-même. Le temps que je me suis accordé m’a permis de réaliser un projet d’écriture que depuis longtemps me suivait. J’ai publié deux livres et j’espère de ne pas m’arrêter en mi-chemin.
Professionnellement, Je suis sur un poste de moins de responsabilité avec un salaire moindre bien sûr mais c’est exactement ce qu’il me faut, avoir du temps pour moi, pour ma famille, bref, avoir du temps pour vivre.
Je remercie encore une fois Hervé OTT pour son investissement professionnel et humain à la fois.
Le 6 mars 2014


Après accompagnement individuel par téléphone

Cet outil de formation à distance, nos échanges, ont été très bénéfiques. Je m’y réfère souvent : en situation d’urgence il m’arrive encore d’oublier la juste chaîne des comportements à trouver, c’est dans des moments de pause que je peux y revenir. J’en ai pris la saveur, la profondeur, ça vient nourrir un savoir-faire et la conviction qu’il vaut mieux être bien positionné dans son authenticité pour tâcher de poser un diagnostic. Ça me sécurise.
J’ai eu quelques retours de l’équipe : ils apprécient un mode de délégation responsabilisant, ils expriment une grande reconnaissance d’avoir mis en route le chantier de la « charte relationnelle » et de l’avoir concrétisé. C’est un plus consensuel. Y compris pour les personnes qui se positionnent en « victimes » !
Autre retour : « tu as ton tempérament fonceur, des fois un peu passionnel, c’est bien que tu arrives à le tempérer, le canaliser. »
Ça me permet aussi de m’adresser à des cadres solides sur des petites déviances, d’avoir un discours plus paritaire, d’avoir plus de retours en termes de savoir être.
La formation m’a aussi aidé en termes de méthodes de management : depuis on a clarifié les ordres du jour, proposés puis validés par les animateurs de la réunion, tout ça est là. Avec toutes les contraintes et limites dues au fait que tout le monde n’est pas à plein temps.
Pour les problématiques qui restent, soit elles prennent moins de place, soit pour les cas les plus difficiles, récurrents, j’arrive à mettre en œuvre un cadrage plus strict, avec ou sans l’appui de ma hiérarchie Je ne lâche pas. Je fais face à des fuites de confrontation, à des comportements un peu puériles, mais je suis prêt à y revenir plusieurs fois, car je sais que j’aurai gain de cause sur les objectifs visés.
Notre métier de directeur devient un métier de légaliste et cela donne beaucoup de prise aux procédures. Cela nécessite de l’intelligence collective pour pouvoir continuer.

P.-J. Z, directeur d’un établissement d’enseignement artistique municipal.
Fev. 2014


« Une intervention rapide et efficace en situation d’urgence ».



Suite à un changement d’orientation professionnelle, en juillet 2008, qui m’a conduit à changer de région, je me suis retrouvé avec des responsabilités importantes totalement nouvelles, un contexte délicat, dans une situation personnelle de grande solitude. Il m’était d’autant plus difficile de partager mes préoccupations avec quiconque, qu’il me fallait faire mes preuves et qu’une évaluation aurait lieu au bout de deux ans, qui pouvait totalement compromettre mon avenir professionnel dans cette nouvelle orientation.
Un an et demi après mon arrivée, mon état de stress et d’angoisse était tel que, confrontée à un problème personnel, je me retrouvais incapable de réagir, impuissante, au bord de la dépression.
Il me fallait donc vite trouver quelqu’un à qui parler en toute confidentialité et qui saurait m’aider à y voir un peu plus clair pour réagir.
C’est alors que je me suis souvenu d’Hervé Ott rencontré dans le cadre d’une formation professionnelle sur la transformation des conflits. Il m’avait inspiré confiance non seulement par les compétences dont il avait fait preuve mais aussi par sa personne.
Il a accepté de me rencontrer, en pleine période de Noël, à l’occasion d’un de ses voyages sur Paris.
J’étais en situation d’urgence. C’est pourquoi, même si je ne le connaissais pas beaucoup, j’ai choisi de faire confiance et de lui faire part de ma souffrance avec simplicité et en vérité. Il m’a conduit à dire mes émotions, à les formuler et à retrouver avec quels vécus, avec quelles blessures ces émotions entraient en résonnance.
Ca a été une descente en profondeur en un moment hyper concentré. L’émotion la plus forte que j’ai réussi à débusquer a été la honte, cette honte qui m’empêchait aussi de me confier, cette honte qui surgit face au regard de l’autre et qu’il m’a fallut aussi surmonter à ce moment là. Cela n’est donc possible que si le regard de l’autre ne juge ni ne condamne mais qu’au contraire il compatit et tente de comprendre
Suite à notre entretien en vis-à-vis, j’ai encore pu parler avec le consultant par téléphone et sortir de ma situation de blocage en prenant la décision de trouver un accompagnateur pas trop éloigné de chez moi pour le rencontrer régulièrement.
L’évaluation professionnelle s’est bien passée et j’ai acquis un peu de confiance en moi.
Aujourd’hui, fin 2010, ma vie professionnelle est toujours très dense et stressante, pour ne pas dire angoissante avec une situation de solitude personnelle parfois pesante. Néanmoins il m’est possible de me décharger, de me comprendre et de prendre du recul deux fois par mois avec un psychanalyste.
Cet accompagnement du fond de l’impasse où je me trouvais, m’a permis d’ouvrir une brèche et de me montrer que le chemin pouvait continuer avec ou sans lui, selon ce que j’aurais choisi.

M.-P.


Un accompagnement en face à face

Au début, sans doute de la tristesse, des conflits, de l’incompréhension, une perte de confiance en moi qui s’accentue, de la colère mais aussi beaucoup d’autres émotions qui s’entremêlent, qui bariolent ma t^te jusqu’à m’en faire perdre mes repères et me perdre. Un remue-ménage permanent qui me tient, me serre trop fort, une marée haute ou bien un débordement qui m’oppresse. je coule petit à petit, je suis comme détenue au fond, incapable de faire le moindre mouvement à cause de je ne sais quelle peur.

Je décris cela comme une émotion tellement puissante, paradoxale, tourbillonnante, qu’elle me restreint, m’empêche de m’inscrire, de m’exprimer.

Voilà ce que j’ai cru comprendre... L’importance d’exprimer avec intégrité ses sentiments, malgré toute la difficulté que cela peut me faire endurer.

Le travail que j’ai pu réaliser, cette main qui se tend vers moi mais qu’il faut tout de même oser chercher afin de faire ma propre démarche. Je pense qu’elle reste la seule dans ce moment vacillant de ma vie à pouvoir me remonter et me faire respirer à nouveau. Cette main, je la vois comme une chance, une possibilité d’ouverture, de rebondissement.

Saisissez-la.

C.P.


Une histoire d’accompagnement par correspondance

En février 2003, deux ans après avoir quitté l’association dans laquelle j’ai travaillé 10 ans, je profite d’une crise interne pour mettre en cause par écrit le directeur (il est accusé de harcèlement à l’encontre de salariés, par un membre du C.A.), en prétendant qu’il est responsable des dysfonctionnements de la structure. Sur la base de ce modèle simpliste, les membres de l’association se séparent en deux clans, les pour et les contre, c’est la « guerre ».
Un an plus tard, Hervé Ott est sollicité par le bureau pour démarrer un travail de médiation au sein de l’équipe de salariés. Comme je refuse de rencontrer le directeur pour une médiation, H. Ott me demande / propose d’écrire un texte au directeur pour lui expliquer mon geste. Il a convenu avec moi et le directeur que pour tenter de crever l’abcès nous échangerions des courriers qui passeront par lui pour faire reformuler ce qui pouvait rester d’accusations. J’en écrirai 5 versions successives, et leur relecture aujourd’hui est riche d’enseignements pour moi :

La première (octobre 2003) faisait 8 pages. Un horrible pavé dans lequel je défendais à longueur de lignes l’idée que j’avais agi pour le seul bien de la structure, à la demande générale... Je l’ai donnée à lire à 2 ou 3 proches. Ils ont été tellement mal à l’aise que je ne l’ai même pas envoyée à H. Ott pour relecture ! Découragé, j’ai décidé de ne pas donner suite à la démarche.

Pour écrire la seconde il a fallu plusieurs appels téléphoniques d’H. Ott. Reparler tranquillement, voir ou j’en étais... J’avais besoin de courage pour me replonger là-dedans, j’étais brassé de partout. En février 2004 je sors un texte de 4 pages. Il est encore long et plein de tentatives de justification, mais quelque chose de nouveau y apparaît : pour la première fois j’y explique que j’ai souffert de la relation avec le directeur, et que c’est sans doute cette souffrance qui m’a amené à le mettre en cause, et pas seulement la « volonté de sauver la structure ». Je l’envoie à H. Ott, qui m’écrit en substance « C’est très bien. Est ce que tu pourrais préciser ces souffrances, et essayer de te « mettre plus à la place » du directeur pour imaginer les siennes ». Ce retour me met à plat : je ne suis pas encore prêt à abandonner l’accusation et à me concentrer sur moi-même, j’ai l’impression qu’H. Ott m’en demande trop, qu’il travaille pour « l’adversaire ». Je décide d’abandonner.

Je saute des étapes. Beaucoup d’interventions d’H. Ott pour m’encourager. Beaucoup de silence de ma part. Beaucoup d’abandons. Mais beaucoup de réflexion aussi.

La cinquième et dernière version date de février 2005. Elle ne fait plus qu’une page et demi. Pour la première fois, je l’adresse au directeur lui-même (les précédents projets étaient adressés au bureau de l’association, j’y parlais du directeur à la 3ème personne, en le laissant en dehors de la discussion, manière de refuser moi-même le vrai dialogue). Toute référence aux dysfonctionnements de la structure a totalement disparu. J’y explique mon geste de mise en cause à partir de ma seule souffrance, j’analyse mes responsabilités, et je présente mes excuses. Tout ça est sincère, mûri.

H. Ott valide enfin cette lettre et la transmet à son destinataire pour réaction.. Un an et demi de travail et de souffrance pour un résultat dont je suis fier. La lettre atteint son destinataire. Il refuse d’y répondre ne répondra pas, expliquant que c’est trop tard. Ce silence m’a d’abord laissé un goût d’inachevé. J’aurais tant voulu entendre ses ressentis à lui... Un an plus tard, ce n’est même plus un problème. J’ai le sentiment d’avoir fait le chemin que je devais faire.

M. L.


Un "coaching téléphonique"

En situation de crise avec ma collaboratrice je me sentais complètement perdu, ne sachant plus par quel bout prendre le problème. Quelques entretiens téléphoniques m’ont permis de mettre le doigt sur certains nœuds. Encouragé par cet éclairage j’ai pu faire face et mettre en lumière les dysfonctionnements de nos comportements respectifs. Quelques mois auparavant, une médiation, il est vrai un peu courte, n’avait pas réussi là où ce "coaching téléphonique" a fait mouche. Cependant tout n’est pas devenu rose du jour au lendemain, et je m’aperçois avec le recul que les problèmes étaient encore plus profonds que je ne le pensais. Je sais aujourd’hui qu’un travail personnel sera nécessaire afin de me libérer complètement.

Le gérant d’une SCOP


Tensions entre le secrétariat national et une organisation locale

Une association locale de soutien aux populations défavorisées (Loire Atlantique) est en conflit avec l’organisation nationale (M.P.E.F) qui a préparé une lettre de dissolution. Elle fait néanmoins appel à IECCC pour une dernière tentative de dialogue. Un intervenant d’IECCC se déplace, rencontre plusieurs acteurs de l’organisation locale et nationale et rend un rapport qui détaille les responsabilités respectives et fait des propositions pour sortir des rapports de méfiance réciproque.
Pour le secrétaire général du siège parisien, Jean-Pierre Rive, l’intervention d’ IECCC « a permis de surmonter une situation en impasse et de reconstruire une relation saine entre les divers acteurs impliqués localement et nationalement ... ».


Un conflit au sein du Conseil d’Administration d’une association

Alors que je me trouvais engluée dans des conflits au sein du bureau de l’association à laquelle j’appartiens, du fait d’une opposition avec la présidente (sur les finalités de l’association et surtout sur ses méthodes très autoritaires) j’ai fait appel à H. Ott pour m’aider.

Je le connaissais pour avoir fait au moins 2 formations collectives avec lui et j’avais apprécié l’acuité de ses réflexions et l’aspect très constructif de son approche non violente.

Nous nous sommes rencontrés 2 heures 30, mais une bonne partie du travail, pour moi, s’est faite en amont et en aval.

En amont, H. Ott m’a demandé, pour préparer cette rencontre, de clarifier mes attentes ; cela paraît évident ; mais le mettre noir sur blanc, à partir de questions très précises aide déjà à identifier ce qui est le plus important, où sont les nœuds véritables du conflit, à formuler des objectifs de manière positive (donc constructive) et à repérer à l’avance ce que je pourrais faire pour les mettre en œuvre ensuite...ou les saboter.
Ce travail m’a permis de poser beaucoup de choses à plat, et par là même de prendre déjà du recul, de repérer mes besoins, mes limites.

S’adresser à un intervenant extérieur à la situation, avec lequel on n’a pas de liens affectifs permet aussi de libérer une parole plus authentique.

Ce travail s’est poursuivi au cours de la séance, de manière très efficace, approfondie et dans une ambiance très chaleureuse. Rien à voir avec le psy silencieux qui ne renvoie rien, ni avec un directeur de conscience qui dirait ce qu’il faut faire, ni non plus avec un coach tel que l’imagine l’inconscient collectif, qui aide à tenir le coup pour mieux supporter les contraintes de l’entreprise néo-libérale.

Non, une vraie relation avec l’accompagnant, gardant cette distance nécessaire et n’allant pas non plus au delà du contrat fixé ensemble.

Cet entretien m’a permis de mieux comprendre ce qui se jouait dans le conflit présent et de trouver mes propres réponses. J’attendais des réponses à mes questions : H. Ott m’a renvoyé d’autres questions, me mettant en chemin pour trouver mes réponses moi-même. Sans jugement, sans projections de sa part, en s’appuyant uniquement sur ce que je mettais en avant, moi.

Pour autant, il m’a donné de vraies pistes, m’a aidée à repérer ce qui était réellement inacceptable pour moi et comment je pouvais sans violence mais avec fermeté introduire des changements. Il m’a permis de voir comment introduire du tiers pour sortir de ce conflit. J’ai surtout découvert la place très importante des sentiments, des émotions qui, non reconnus, entraînaient de la culpabilité, et auxquels on devait accorder le statut de faits objectifs pour ne pas se laisser enfermer dans la dictature des arguments.

J’ai amorcé un début de compréhension de mon propre fonctionnement qui m’a permis de repérer où je bloquais. J’ai enfin entendu que la crise ne signifiait pas forcément un drame, qu’elle pouvait être salutaire, qu’il ne fallait pas la fuir ni craindre de la provoquer (dans ce contexte précis). Entendu cela, mais pas intégré tout de suite.

Je suis ressortie de cette séance avec des outils que je m’étais appropriés, d’autres dont je ne savais pas encore me servir, mais dont je connaissais l’existence et qui m’appartenaient.

J’en suis sortie très détendue, soulagée, libérée.
Durablement libérée de la honte et de la culpabilité.

Capable de prendre du recul dans la situation lorsqu’elle s’est représentée ; d’affirmer ma demande d’écoute, sans demander de réponse, de m’appuyer sur quelques procédures institutionnelles, de faire reformuler des décisions claires.

Je n’ai pas pu faire valider des clarifications de fonctions qui auraient permis d’introduire des tiers institutionnels ; la présidente faisait un barrage total et je me suis trouvée en minorité. J’ai réussi, cependant à mes distancier des conflits, à sortir en partie d’une position symétrique ; j’ai aussi commencé à rompre le silence sur ce qui se passait au sein du bureau et que le reste de l’association ignorait.

Mais, en aval, le travail amorcé sur moi-même a continué son œuvre.

J’ai pu repérer au bout de 4 mois, lorsque je me suis retrouvée avec une épaule bloquée et une douleur extrême, que j’avais atteint mes limites. ; H. Ott m’avait juste demandé jusqu’où j’irais par devoir, à quel moment ça deviendrait le sacrifice que je refusais ; j’ai vu que j’y étais et forte de ce qu’il m’avait permis de voir à propos de la crise, j’ai osé affronter la crise : j’ai démissionné, pour me protéger, pour dire STOP à des attitudes inacceptables. Cela engendra une crise, certes ou plutôt cela la révéla, cela amena les autres à se positionner et je n’étais plus seule protagoniste du conflit avec la présidente.

Aujourd’hui, j’en suis là ; c’est douloureux mais libérateur, salvateur c’est certain pour moi, utile pour l’association pour une prise de conscience collective et une remise à plat de ce que l’on veut faire ensemble ; un peu trop tôt pour en parler ; j’ai refait appel à H. Ott qui a répondu aussitôt présent et a accepté de m’accompagner dans cet acte difficile.

Je pourrais témoigner que le service après-vente est très performant et réactif !

Je préfère reconnaître l’engagement fort d’H. Ott dans cet accompagnement ; neutralité ne veut pas dire distance ni désinvestissement.

Merci, H. Ott d’être resté à mon côté, sans jugement, m’apportant le miroir que je demandais !

B. L.


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